Seydou Boro poussières de sang

Poussières de sang

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Création au Festival international Montpellier-Danse les 23 et 24 juin 2008

Chorégraphie Seydou Boro et Salia Sanou
Interprètes Salia Sanou, Seydou Boro, Adjaratou Ouédraogo, Ousseni Sako, Boukary Séré, AshaThomas, Bénédicth Sene
Musiciens Mamadou Koné (voix, guitare, balafon, flûte), Pierre Vaiana (saxophone, percussion, voix), Oumarou Bambara (djembé, tambour d'aisselle, ngoni, balafon, voix), Amadou Dembélé (tambour d’aisselle, ngoni)
Chanteuse Djata Melissa Ilebou
Scénographie Ky Siriki
Lumières Eric Wurtz
Costumes Martine Somé
Musique Seydou Boro
Régie générale et régie son Eric Da Graça Neves
Régie Lumière Anne Dutoya
Production Marie de Heaulme

Il est de ces moments de notre existence où tout semble acquis, et où soudain, ce temps paisible nous échappe, se transforme en une tempête dévastatrice, nous laisse impuissants sur un sol qui se dérobe sous nos pieds. En une fraction de seconde, tout peut basculer, entraînant une spirale sans fin de la violence humaine.

Nous nous appuyons sur des états de corps qui ont vécu des temps de tensions extrêmes de violence, sur des témoignages de corps éprouvés par la vie. Nous tentons d'explorer notre mémoire individuelle et collective des tragédies qui nous traversent, quotidiennes ou historiques, tout près de nous, ou à l'autre bout du monde.

Ce spectacle est traversé par l'interaction entre la musique et la danse, fil conducteur de notre travail sur le plateau. Cette interpellation mutuelle et permanente du danseur au musicien est portée par la chanteuse et danseuse Djata, qui tient ici le rôle de coryphée. Les différentes sonorités du saxophone, du ngoni (petite kora), mêlées à la douceur percussive du balafon et du tambour d’aisselle accompagnent et parfois provoquent ce chant qui questionne, dénonce ou pleure la cruauté et la bêtise des hommes.La scénographie a été confiée à Ky Siriki, scénographe et sculpteur.

La peinture au sol qui recouvre tout le plateau cherche à rendre compte des chocs et des accidents de parcours de cette petite communauté humaine représentée par les interprètes. Le mur de bois au lointain est cet espace de réception des corps en appuis et en à-coups, qui les renvoie sans cesse au centre du plateau comme pour les obliger à assumer leurs destinées jusqu'au bout, quelles qu'en soit l'issue.
(Seydou Boro et Salia Sanou)

Production déléguée Djeli/Compagnie salia nï seydou
Coproduction la Passerelle - scène nationale de Saint-Brieuc, Festival Montpellier Danse 2008, Le Volcan – Scène nationale – Maison de la Culture du Havre, Théâtre de la Ville - Paris, Théâtre de la Bastille / Théâtre de l'Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, dans le cadre des résidences de création soutenues par la Région Ile-de-France, Centre National de la Danse -Pantin, Culturesfrance, centre culturel français de Ouagadougou, Centre de Développement Chorégraphique – La Termitière de Ouagadougou, compagnie salia nï seydou.
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication - DRAC de Bretagne, et du Conseil Général des Côtes d'Armor.